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Le grand drame du choix du tissu

  • 3 mars
  • 2 min de lecture

Chères lectrices, chers lecteurs,


La saison des tissus fleuris arrive à grands pas et je souhaite vous faire part du choix de mes tissus lorsque je me décide enfin à coudre une trousse. Si choisir son tissus c'est entrer dans un magasin avec l'assurance d'une reine et y ressortir deux heures plus tard avec un doute existentiel, il semblerait que je rentre toujours avec une idée simple : "je veux coudre une veste". Rien de bien compliqué.



Pour commencer, je rentre dans le magasin, je regarde chaque tissus qui me plaît, je réfléchi, je me projette, je touche et force est de constater qu'au bout d'une heure... tout bascule.


Le coton ? c'est l'ami d'enfance. L'ami sur lequel je pourrais toujours compter, apprécié pour son confort, sa capacité d'absortion et sa solidité il suit les tendances, toujours à l'affût de la maison Zegma. Ou peut-être le polyester : résistant, léger, stable... Le collègue qui ne transpire jamais mais qui ne respire pas non plus.

Aussi, il paraîtrait que ce caméléon moderne ne serait pas sans conséquences : pétrole transformé en caresse, doux au toucher, mais chargé d'une mémoire lourde.


Par ailleurs, le lin est pour moi une source d'inspiration, un mode de vie. Il est intimement lié à la campagne par sa culture écoresponsable qui concilie tradition et innovation.

Elégant mais froissé... La matière que je passe trois longues heures à coudre et cinq minutes après l’avoir enfilé, je ressemble à une serviette oubliée au fond d’un sac de plage.


Et il y a le tissus "coup de coeur". Celui que j'achète parce que je l'adore mais où je réalise qu'il est beaucoup trop épais pour le projet prévu une fois rentré chez moi.

Ce sera donc...un coussin. Encore...


La véritable question n'est pas "pourquoi ça fronce bizarement ?" alors que tout est déjà assemblé.

La vérité est l'humilité.

Parce qu'entre la théorie et la réalité, il y a le moment où je comprends que le tissus décide de tout... et de mon degrès de patience !


Toutefois, malgré les hésitations et les découpes approximatives, il y a ce moment magique quand je termine une pièce et que je me dis le lendemain : "c'est moi qui l'ai fait".

Même si à l'intérieur les coutures racontent une tout autre histoire.


Finalement choisir un tissus c'est un peu comme partir à l'aventure. On ne s'est jamais comment ça va se passer mais on y retourne toujours...jusqu'au prochain coussin.


Votre couturière adorée,

Claire






 
 
 

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